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    Un vitrail méconnu
    Jean-Gabriel Perboyre à sa table de travail à Montauban


    Dans la vallée de la Séoune, sur la commune de Fauroux, au canton de Bourg-de-Visa, s’élève sur un promontoire l’église de Saint- Romain,  rebâtie au XVe siècle après les ruines de la guerre de Cent-Ans Dans la chapelle de droite, deux vitraux sont  consacrés à des scènes de la vie de JeanGabriel Perboyre. Celui  de droite représente Jean-Gabriel sur le gibet, comme les figurations  classiques,  avec cependant tout un fond de paysage parsemé de maison chinoises. Le vitrail de gauche figue Jean- Gabriel en jeune séminariste, tel qu’il était sans doute à Montauban : revêtu de la soutane et devant sa table de travail. Il porte un grand chapelet à la ceinture, avec une grosse médaille .



    Jean-Gabriel Perboyre Jeune séminariste à sa table de travail ...
    Ce vitrail nous est précieux, car il illustre fort bien ce que fut la vie du jeune séminariste dans la maison des Carmes, côte de Sapiac, dans le séminaire fondé par son oncle Jacques Perboyre. Jean-Gabriel  y arriva avec son frère Louis pour la rentrée du 1er novembre 1816. A Pâques 1819, il a fini en deux ans et demi ses humanités.  Mais comme il  a demandé à entrer  dans  la congrégation de Lazaristes, il va faire avec un de ses camarades son noviciat à Montauban même. C’est donc à Montauban qu’il a reçu une formation intellectuelle solide et une formation spirituelle qui fera dire de lui, dès ces années à Montauban, que c’était déjà un saint. On parlera de lui en disant  le petit saint de Montauban.
    Sur la table se trouvent un livre fermé et un crucifix. Au séminaire de Saint-Flour, quelques années plus tard, il disait à ses élèves : « Le premier et le dernier livre que nous devons consulter, c’est le crucifix... Le temps que l’on passe au pied du crucifix est encore le mieux employé et le plus utile. »
    Sur cette table est couché un grand lys, symbole de pureté.  Un de ses confrères de Saint-Flour disait en parlant de lui :
    « Voyez vous M. Perboyre c’est un saint.  Je ne doute pas qu’il  ait conservé  l’innocence  de  son baptême. »
    Sur la table est posé une discipline dont le lanières pendent depuis le bord de la table. Nous savons que, dans son rôle de directeur de séminaire, il avait une extraordinaire influence par  ses exemples,  ses exhortations et,  quand il  l’estimait nécessaire par la mortification qu’il s’imposait. Enfin, c’est à Montauban que se précisa pour  lui  sa vocation missionnaire, car on apprend au cours de l’année 1820 le martyre de en chine du père François Clet. Ce dernier sera pour Jean-Gabriel le modèle de missionnaire qu’il aspire à suivre et à imiter jusque dans son martyre :  « Priez Dieu que je finisse comme lui »  dira-t-il plus tard à ses séminaristes de Paris.

    André Sylvestre


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